Mouscron : Au restaurant “La cloche”, la cuisine savoureuse… Endort !
La dernière leçon culinaire de L’assiette : ne jamais trop se fier aux institutions… “La cloche” est peut être LE restaurant de Mouscron (petite ville belge à 20 km de Lille), mais il ne déroge pas à cette règle.

« Bé qu’in est fir d’êt Mouscronnos ». Affiché au mur, c’est l’hymne de la ville qui accueille le visiteur à l’entrée du restaurant. Un peu curieuse, L’assiette se réjouissait déjà d’enterrer les moules et les frites, prête à conquérir des mets inconnus.
Mais une fois installée dans le décor tradi, déception. La carte n’est vraiment pas téméraire. Il n y a presque pas de plats régionaux dans les menus. Alors, oui bien sûr ils sont là, mais perdus parmi d’autres peu surprenants ! Le steack au poivre côtoie par exemple l’oiseau sans tête à la bush ambrée (traduction : des paupiettes à la bière bush).
Allez ! L’assiette ne se laisse pas contrarier si facilement. Quand arrive (sans trop se presser) la soupe de poisson, la voici enthousiaste.
Toutes les entrées sont bonnes. Grâce à ses doigts voleurs, elle peut attester que la salade de croutons et de lardons était divine.
L’ombre d’un problème plane pourtant déjà au dessus de la table : après l’entrée, on est presque repus. Le waterzoï de volailles a beau être fameux, sa chair tendre à souhait, sa sauce à la bière excellente, nos estomacs ne sont pas élastiques. A regarder le poulet noyé dans sa sauce, on s’interroge : comment est-ce possible d’en venir à bout ?
Assommés par des plats costaud, on lutte pour ne pas s’endormir. Présente, la mère de L’assiette a même vraiment piqué du nez.
Il faut tenir. Le dessert arrive. La tarte au sucre est gourmande sans être écœurante. A la fin du repas on a l’impression de sortir d’un marathon. Le sourire des serveurs sympathiques offre un soutien dans l’épreuve. Prix de l’orgie, franchement raisonnable : compter en moyenne 25 euros. Reste qu’en attendant l’addition, il faut supporter une musique de supermarché indigeste.
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