Balade dans Harlem
Journée très chargée aujourd’hui.
Le jour de notre départ arrive à grands pas (snif, snif) et il nous reste juste une petite tonne de choses à réaliser.
10h30 : je passe à Zoni, mon ex-école d’anglais pour dire au revoir à mes ex-petits camarades et à mon ex-teacher, Ryan. Je quitte l’école vers 11h15 et retrouve Jonas. Direction Harlem. On prend le métro jusqu’à la 125ème rue. Premier aspect frappant : Harlem est un son différent. Une situation due à la musique très fort dans les magasins et aux vendeurs de CD dans la rue qui font brailler leurs magnétos. À la sortie du métro une jeune femme m’a alpagué. J’ai mis beaucoup de temps à comprendre qu’elle voulait me tresser… Pas pour cette fois, merci ! Même avec la genntrification, la population reste très noire. On entend des « brother » fuser à tous les coins de rue. On voit pas mal d’immeubles à vendre : la mutation d’Harlem n’est de toute évidence pas terminée. Au déjeuner, on va manger chez Sylvia’s, un restaurant spécialisé dans la « soul food ». C’est de la cuisine noire américaine du sud. Les guides nous avaient prévenus : l’endroit est devenu touristique tout en gardant sa clientèle d’habitués du quartier. Pendant notre repas, on aura vu débarquer un car entier de touristes espagnols, mais aussi un déjeuner d’affaire. Le serveur, qui ressemble vaguement à Barry White, nous amène une corbeille de morceaux de gâteaux à la banane : elle fera office de pain. Jonas choisi le « Bar-B-Que Ribs & Chicken combo » (des côtes de porc en barbecue et du poulet frit). J’ai pris un « Tasty Carolina style grilled cat fish » (un poisson chat à la mode de Caroline du sud). Tout est très bon. En accompagnements, on se régale avec une purée de pomme de terre à l’ail et des « black eyed peas ». Non, le groupe de musique en vogue ne s’est pas invité dans notre assiette. Les « black eyed peas » sont des haricots. Toute une métaphore qui désigne la tâche noire au milieu des haricots, comme un œil noir. En sortant on va se balader dans Harlem deux bonnes heures. Des églises, des salons de coiffure africains et des rues aux noms de noirs célèbres à n’en plus finir. Harlem. On rentre au bus jusqu’au Rockfeller Center. Balade shopping sur Times Square. On a rendez vous avec Amandine chez elle en fin d’après-midi.

Ce soir on va faire le tour des galeries d’art de Chelsea.
Chaque Jeudi soir, les galeries organisent des vernissages. Ici le rapport aux œuvres est franchement décomplexé. Toute la sacralisation, postérité des objets de musée est ici inexistante. D’où l’impression pour le visiteur, ou l’acheteur, d’être au cœur de la genèse d’une histoire. Les conséquences de ce rapport différent ne sont pas toujours positives. Amandine nous explique que le marché de l’art est de plus en plus bouleversé par des pratiques issues du milieu de la finance. Par frime, goût ou intérêts, certains jeunes loups de Wall Street achètent maintenant des tableaux comme on achète une entreprise (rentabilité, profit, bénéfice, spéculation). Les règles du jeu du « marché de l’art » en sont complètement modifiées. Visiblement certains artistes émergent à une vitesse hallucinante sans que leurs oeuvres ne le justifient vraiment. Il va sans dire que pour toutes ses raisons, les galeries sont un lieu où il faut être vu à New York. Peu de personnes regardent le travail des artistes. On parle de tout et de rien : de la maison à Los Angeles, le chien, et l’œuvre d’un artiste ukrainien méconnu. Et bien sûr, le tout autour d’un petit verre de champ ! Ah oui j’ai oublié de préciser un détail important : on boit du vin et du champagne à l’œil en galerie. Je suis vraiment ravie de cette excursion typique New-Yorkaise : merci Amandine ! En sortant, pelerinage à Teany. Je dois dire au revoir à quelqu’un de merveilleux : le gâteaux au chocolat et peanut butter mousse ! Un truc à ronronner de plaisir. J’ai la larme à l’œil. Je lui dis des mots doux dans le creux de sa mousse : « Gâteau ! Toi et moi, on s’est aimé comme on aime jamais. Ce n’est qu’un au revoir. On se retrouvera, l’amour est plus fort que tout. Je t’aime gâteau ! ».
SNIF SNIF pauvre gateau!!!!
Même si je n’étais pas parmi vous, un grand merci pour toutes ces petites tranches de vie très bien racontées…
Il ne me reste plus qu’une seule chose à faire (et j’en ai vraiment très très envie); mettre deux trois trucs dans ma valise…..et direction New York!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
hey brothers!
je sais que le retour va être difficile, quitter ton super gateau, payer le champ, manger de vulgaires petits pois… mais en France tu vas retrouver ton amie religieuse qui se sent un peu délaissée et vous alez devoir rattraper le temps perdu…
gros bisous d’une choucroute qui réapparaît un peu tard!
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