Y a pas que l’assiette !

Le blog de ce qui se mange… Et de ceux qui le mangent…

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20 février 2007

Les incontournables de NY : sandwich au pastrami et jazz !

katz.jpgÀ midi on va manger chez Katz’s, le Delicatessen le plus connu de New York. Katz’s existe depuis 1888, autant le dire : c’est une institution ici. L’endroit est surtout connu pour avoir accueilli le tournage de Quand Harry rencontre Sally. Hé oui la fameuse scène de l’orgasme a été tournée ici. Alors vraiment orgasmiques les sandwichs de chez Katz’s ? Franchement, pas au point de réveiller tout Manhattan ! Notre sandwich au pastrami (poitrine de bœuf fumée) est bon surtout grâce à sa viande bien cuite. salami.jpgKatz’s est le dernier Delicatessen de New York, qui cuit et fume lui-même son pastrami. N’en déplaise à Sally, Katz’s n’est pas un si bon coup qu’elle le prétend. En fait, ça vaut le coup d’y aller pour l’ambiance cantoche, et la déco volontairement surannée. Des affiches vielles de la Seconde Guerre, pendouille au plafond : « Send a Salami to your boy in the army ». Impossible de manger la totalité du sandwich, une moitié suffit pour un repas ! On fait mettre le tout dans un doggy bag, et on quitte le Katz’s…

Ce soir on a décidé d’aller écouter du jazz au Smalls (une boîte dans Greenwich). On y va à pied. C’est une ballade sympa : Lower East Side, East village, et Greenwich by night. Le Smalls, toute une ambiance ! La boîte est dans une cave. Il faut descendre des escaliers, cachés derrière la porte de la boîte pour accéder à la salle (minuscule) des concerts. À l’intérieur ambiance très cosy, fauteuils délicieusement moelleux, lumière tamisée. On se prend un verre au bar. Bière pour Monsieur, cocktail pour Madame. Enfin, je goûte au fameux (surtout grâce à Sex and the city) Cosmopolitan (mélange coriace de vodka, martini, jus d’airelle glace et citron). L’occasion aussi de sympathiser avec le barman, Michel. Un personnage un peu farfelu : il nous a montré, très fier de sa trouvaille, une encyclopédie d’oiseaux achetée en occasion, une vielle édition visiblement… Michel est du genre typique New-Yorkais avec son béret basque. De toutes manière, tous les musiciens arborent des bérets français. C’est la touche jazz in NY, faut croire. Le groupe de ce soir est vraiment chouette, la chanteuse est Française (ce qui semble plaire à notre ami barman). Discussion avec Michel, la France, les oiseaux, le jazz, tout et rien. En quittant la boîte j’ai même le droit à un hug (ça veut dire qu’il me sert dans ses bras, les Américains le font beaucoup avec des proches) ! Je me sens totalement New-Yorkaise.

Photos: Renée Greusard