Ballade dans Brooklyn
Grasse mat’, enfin pouvoir dormir !
L’après-midi, on a décidé de se balader dans Brooklyn. On va à pied jusqu’au Brooklyn Bridge, en passant par Chinatown. Jonas a lu les guides des millions de fois ! C’est pratique : il m’apprend des tas de choses sur Brooklyn et son pont. « Le Brooklyn bridge est le seul pont de Manhattan qui n’ait pas une structure métallique. Son arche mesure 2005 m et ses piliers en granit 90m ! ». Jonas m’explique ensuite que le Brooklyn s’est rattaché à la ville de New York par référendum en 1898. Jusqu’alors Brooklyn était une ville indépendante. Pour traverser le pont, on met environ 25 minutes. La traversée est géniale pour prendre de la distance sur l’île de Manhattan. D’ici on a une chouette vue d’ensemble. En arrivant à Brooklyn, on croise le building des témoins de Jéhovah : le Watchtower, siège du magazine édité par la secte. On peut y lire « Read the Watchtower Announcing Jehovah’s Kingdom ».

Balade dans Brooklyn. Bêtement j’imaginais encore le Brooklyn mal famé des années 60. Le quartier a en effet connu une sale période dès la crise économique de 29. C’est alors la dégringolade : les activités portuaires de Brooklyn sont recentrées dans le New Jersey, les classes moyennes fuient le quartier et sa pauvreté, le journal local, c’est-à-dire le Daily Eagle a cessé de paraître. Et enfin l’apothéose de la décrépitude l’équipe de baseball, les Brooklyn Dodgers, se vend au plus offrant, et déménage pour Los Angeles. Mais… Mais… La « gentrification » a eu lieu. Comme à Paris où des quartiers populaires sont devenus prisés par des classes plus aisées, Brooklyn est devenu un quartier recherché. L’île de Manhattan devient trop petite et trop chère. Donc gentrification. Pas besoin de connaître le mot pour comprendre de quoi il s’agit. Quand on se balade dans le quartier, on est frappé par sa quiétude et sa population. Pas mal de vieux et de jeunes retraités : c’est vraiment un quartier résidentiel.

Dans Brooklyn, on peut aussi se faire une bonne idée de l’architecture historique New-Yorkaise. Notamment avec les « brownstones » (littéralement « cailloux marrons »), maisons de villes qui disparaissent peu à peu de New York. Le soir, en rentrant, on va faire des courses. Le quartier dans lequel on s’est posé, Lower East Side, est un quartier plus dynamique que Greenwich.
Les bars à bière et pubs en tout genre foisonnent. La population est très étudiante. On va vite le ressentir au niveau de notre porte-monnaie. La vie est vraiment moins chère ici. Cette fois-ci on a décidé de vivre comme des Américains. Pas la peine d’essayer de faire de la bonne cuisine, ça coûte beaucoup trop cher. Au menu ce soir : « Mac and Cheese ». Des macaronis et une sorte de sauce sensée être au cheddar. Beurk.