Du soleil de l’Hudson River à Dark City
En se levant, bonne surprise, il fait un temps magnifique, idéal pour se promener.
On décide dans un premier temps de trouver un endroit pour « bruncher » (c’est dimanche, on suit les traditions des autochtones). On met bien 1H30 avant de trouver le lieu idéal. Il y a plein de restos qui proposent des brunchs. C’est d’ailleurs assez drôle de voir la carte des brunchs s’adapter en fonction de « l’identité » de la maison : un restaurant latino proposait même de la Margarita dans son brunch. Notre choix se porte finalement sur un snack typiquement américain, le « Soup’n burger cosy » sur Broadway Avenue. Œufs brouillés, patates, bacon et pancakes généreusement arrosés de sirop d’érable. Juste ce qu’il nous faut pour affronter le vent de New York (glacial). Il fait froid, très froid. C’est dû au temps bien sûr, mais aussi à l’architecture de la ville. Pour simplifier : ici les rues croisent les avenues, et ce toujours de façon perpendiculaire. Chaque rue traverse la ville d’un bout à l’autre. Donc perspective « infinie ». La ville est très aérée et le vent s’engouffre joyeusement entre les gratte-ciel. Quand on est sur son passage, c’est moyennement drôle.
L’après-midi balade sur les rives de l’Hudson river. Le fleuve est partiellement gelé. Si on prend le temps de bien observer l’eau, on peut la voir bouger tranquillement sous le poids de la glace. C’est très joli. Pour rentrer dans Greenwich, on passe par le « Financial District ». Le week-end c’est un quartier complètement mort. Très lugubre. Contraste total avec les rives ensoleillées de l’Hudson River ! On croirait vraiment avoir atterri dans une scène de « Dark city ». Une fois rentrés, on en parle avec Amandine. Elle nous explique un peu la situation de ce quartier : les promoteurs immobiliers essayent d’en faire un quartier résidentiel. Pour arriver à leur fin, ils mettent en place pleins d’hameçons sensés attirer de jeunes trentenaires dynamiques (de préférence en couple et avec un bébé). Des bars et des crèches émergent, tandis que les appartements proposés rivalisent de confort et de trouvailles improbables. Exemple : un home cinéma dans une cage en verre installé sur le toit d’un immeuble. Pour y accéder, seulement trois conditions : être locataire de l’immeuble, amener son propre DVD, enlever ses chaussures avant de rentrer (on ne voudrait pas tâcher la moquette tout de même). Malgré toute cette énergie déployée dans la séduction des trentenaires, la mayonnaise ne prend pas. Le 11 septembre et l’effondrement des tours en plein milieu du quartier n’a rien arrangé…