Départ de l’hôtel de Kédougou
On fait une excursion mouvementée : en plus d’être grimpante, la route est rocailleuse. On va à Fongolimbi, c’est un village situé sur les hauteurs de Kédougou. D’ailleurs, en Peul (une des deux ethnies du village), Fongolimbi signifie la vallée entre deux montagnes. Arrivés au village, et à la recherche de quoi manger, on rencontre Diallo, un officier de police à la retraite. C’est un homme adorable : après nous avoir invités à s’asseoir chez lui, il nous prend sous son aile et nous fait visiter le village. Ici l’école, là le local des eaux et des forêts, là bas les acteurs économiques du village (en somme les boutiquiers). Il est 13h00 passées. On commence à avoir faim. Dans un village perdu comme Fongolimbi, les choix pour manger ne sont pas très nombreux : soit on mange chez l’habitant, soit on mange dans la gargote du village. Diallo nous invite à manger chez lui, mais on ne veut pas abuser. Direction la gargote.
La gargote est le restaurant populaire Sénégalais. Pour très peu cher, on y mange des plats assez copieux et relativement bons selon les endroits. La gargote de Fongolimbi est une sorte de case rectangulaire entièrement faite de paille. Au menu, un plat unique, du mafé : c’est un plat traditionnel Malien qu’on fait aussi au Sénégal. Du riz blanc avec une sauce aux arachides et à la viande. C’est très bon. Pour une portion, on paye 400 CFA (moins d’un euro). En plus les doses Sénégalaises ne sont pas les doses occidentales. A six, trois portions nous suffiront amplement. On retourne chez Diallo. Avant de partir, séance photos, Diallo est sa famille, c’est-à-dire lui, ses trois femmes et leurs enfants. Les enfants sont comme des dingues de voir leur image sur l’écran de l’appareil numérique, à la fois surpris et amusés. Echange d’adresses et on est repartis.
Début du chemin du retour on s’arrête à Tambacounda pour la nuit.
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