Y a pas que l’assiette !

Le blog de ce qui se mange… Et de ceux qui le mangent…

Archives du 12 août 2006

12 août 2006

Le grand jour est arrivé


On part à 12h20 de la maison (ou plutôt de la rue Léontine) : Une heure de retard. Panique à bord. Comme d’habitude les Greusard gueulent et s’engueulent. Un pot de Nutella pas acheté -tradition dans la famille, en partant on fait des réserves de toubabs-, le retard, la préparation du voyage sont autant de bons prétextes pour s’échauffer la voix. A l’aéroport, bordel habituel. En allant à N.Y., les Américains m’avaient refusé les aiguilles de tricot dans l’avion (trop dangereuses), maintenant ce sont mes ciseaux qui posent problème : Je suis une serial killeuse amoureuse des armes insolites ! Dans tout ce Dawa on croise Hugues Aufray et sa guitare, Geneviève de Fontenay et son chapeau, tous les deux sortis de nulle part. Chacun ses accessoires. Escale à Madrid : L’anglais est encore plus incompréhensible avec un accent espagnol ! Les Espagnols de la compagnie Iberia ont des coutumes bizarres. Ils ne nous donnent pas de couvertures, par contre des chaussettes oui ! Je mène l’enquête chacun y va de sa théorie :

Papa: C’est pour que les passagers aux pieds dénudés puissent marcher dans l’avion sans se les salir.
Pape: Ils savent très bien qu’on va tous à Dakar et qu’on est nus pieds ! Ils se disent on a pas de couvertures, des chaussettes, c’est bon, c’est pareil !
Mayé: J’sais pas, j’men fous.
Maman: Va comprendre ! J’y comprends rien !

Ma propre solution: L’avion est climatisé, nous sommes effectivement nus pieds. Iberia craint que nous attrapions un rhume, rhume que l’on filerait aux hôtesses, qui poseraient des congés maladie et devraient être remplacées. Bref, encore un souci de productivité.

A Dakar, l’aéroport et la traditionnelle bouffée d’air chaud et vaporeux en sortant de l’avion climatisé. On arrive à Grand Médine, le quartier de mon oncle chez qui nous logerons pendant le mois à venir. Les retrouvailles, la fête et deux plats de viandes à manger. Problème : On a déjà bien mangé dans l’avion, comment ne pas vexer les cuisinières émérites sans pour autant vomir sur son oreiller la nuit ? La solution : Dessiner des espaces vides dans le plat.

Nuit chaude et humide, nous sommes arrivés sous la pluie.

[La leçon du jour: { Nagua def ? = Ça va ? } Il faut répondre alors "Manguifi rec", "Ça va bien"]